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Crise malienne: la signature de l’accord de paix ouvrira une nouvelle page de l’histoire du Mali

La signature de l’accord de paix et de réconciliation au Mali prévue le 15 mai prochain à Bamako, ouvrira une « nouvelle page » de l’histoire de ce pays, en quête de stabilité, de sécurité et de développement.

Paraphé le 1 mars à Alger par le gouvernement du Mali et les groupes politico-militaires du nord malien, sous la supervision de la médiation internationale, conduite par l’Algérie, l’accord de paix et de réconciliation est le fruit d’un processus de longue haleine lancé en juillet 2014.

Par la signature de cet accord « c’est une nouvelle page de l’histoire de ce pays (Mali) qui va s’ouvrir et s’écrire à partir du 15 mai prochain », a affirmé le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra.

La signature, qui aura lieu avec le soutien de la communauté internationale et la participation de tous les acteurs maliens, permettra d’engager « une dynamique de transformation de la situation au Mali » grâce à l’apport des Maliens eux-mêmes et l’accompagnement par la communauté internationale.

Dans ce cadre, M. Lamamra a fait part de la contribution algérienne dans le processus du dialogue intermalien inclusif, estimant que la signature de l’accord par les parties maliennes marquera le début de sa mise en oeuvre.

La médiation avait invité toutes les parties à signer l’accord d’Alger, soulignant que « le processus de paix en cours doit se poursuivre de la manière qui puisse consolider les acquis jusqu’ici obtenus ».

Elargie aux Etats-Unis et à la France, la médiation a ajouté que « cette étape (la signature de l’accord) ouvrira la voie à la mise en oeuvre et à  l’opérationnalisation des engagements pris. »

Garante d’un dialogue inclusif, la médiation veillera à ce que la mise en oeuvre de l’accord soit effective et complète, selon des modalités et un calendrier d’application à convenir conformément aux dispositions de l’accord.

Répondre aux attentes de la population malienne

Rappelant « combien le peuple malien était plein d’espoir et d’optimisme lors du lancement des pourparlers intermaliens inclusifs dans le cadre du processus d’Alger le 16 juillet 2014″, la médiation a indiqué que la population du Mali « a hâte de voir cette aspiration légitime concrétisée et que, par leurs actions, ses dirigeants puissent le conduire sur la voie de la paix, de la réconciliation nationale, de la bonne gouvernance et du développement socio-économique. »

Dans le document qui doit être signé à l’occasion d’une cérémonie dans la capitale malienne, les parties s’étaient engagées à mettre en ouvre,  »intégralement et de bonne foi », les dispositions de l’accord en reconnaissant leur responsabilité première à cet égard.

Le texte souligne de manière très particulière la nécessité du respect de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’Etat du Mali, ainsi que de sa forme républicaine et son caractère laïc.

Il vise notamment à créer les conditions d »’une paix juste et durable au Mali », contribuant à la stabilité régionale, ainsi qu’à la sécurité internationale.

Le texte de l’accord définie également  »la période intérimaire », le volet relatif à la  »défense et sécurité » et  »les actions et projets de développement économique, social et culturel à réaliser dans les régions Nord Mali à court, moyen et long terme ».

L’équipe de médiation comprenait, outre l’Algérie, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union africaine (UA), l’ONU, l’Union européenne (UE) et l’Organisation de la Coopération islamique (OCI), le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.

Les mouvements politico-militaires du nord ayant paraphé l’accord sont ceux engagés dans la plateforme d’Alger, à savoir le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), la Coordination pour le peuple de l’Azawad (CPA) et la Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de résistance (CM-FPR).

Cependant la Coordination des mouvement de l’Azawad (CMA) regroupant le Mouvement national de libération de l’azawad (MNLA), le Haut conseil pour l’unité de l’azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’azawad (MAA, dissident) avait demandé « une pause » pour consulter leur base militante avant de parapher le document.

Mettre fin à l’insécurité dans le nord malien

Au regard des derniers développement dans les régions nord du Mali, qui a été ces derniers jours le théâtre d’attaques visant notamment la mission multidimensionnelle intégrée de l’ONU pour la stabilisation au Mali (Minusma), la nécessité de signer l’accord se pose comme un moyen incontournable permettant de jeter les bases solide pour une paix durable.

La communauté internationale a multiplié les appels aux parties maliennes, les exhortant à signer l’accord.

Le Conseil de sécurité de l’ONU avait demandé instamment aux mouvements politico-militaires maliens qui n’ont pas signé l’accord d’Alger à le faire sans délai afin de résoudre la crise.

Le Conseil avait appelé tous les protagonistes de « saisir cette occasion historique » de résoudre la crise en signant cet accord « équilibré et complet ».

Pour l’Union africaine (UA), la signature de l’accord et sa mise en oeuvre diligente et effective permettront de « régler durablement la crise que connaît le nord du Mali, stabiliser cette région et d’en accélérer le développement socio-économique.

L’application de l’accord de paix intermalien constituera, par ailleurs, un moyen efficace pour s’engager dans une lutte plus résolue contre le  terrorisme et les réseaux criminels organisés dans la région nord du Mali et dans la sous-région sahélo-saharienne.

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