Menu

Ce qu’a fait le Mali pour les Touareg depuis 1991

LE PROGRAMME DE DESARMEMENT, DEMOBILISATION ET DE LA REINSERTION SOCIO ECONOMIQUE AU MALI A la fin de la rébellion Touareg qui a commencé en juin 1990 concrétisé par le pacte national signé en Avril 1992 entre le gouvernement du Mali et les mouvement et fronts unifié de L'AZAWAD (MFUA) établissant les conditions de paix, le mali Appuyé par le programme des nations unies pour le développement (PNUD) et plusieurs partenaires au développement à entrepris un programme de normalisation et de réhabilitation dans le nord (PNR) basé sur le Désarmement, la démobilisation et la réinsertion des ex-combattants.

Ce programme a bénéficié d'un fond d'affectation spéciale (Trust Fund) mis en place par le PNUD

Le fond d'Affectation a permis la création du programme d'appuis à la réinsertion des ex combattants du Mali (PAREM) de juillet 1996 à décembre 1997. Programme qui a contribué à la réinsertion socio économique d'environ 9500 ex-combattants dans la région de Kidal, Gao et Tombouctou.

Au Total 9511 ex-combattants (cantonnés non intégré et non cantonnés) ont bénéficié du PAREM a travers le financement de 868 micros Projets.

DES ETAPES SONT A RETENIR DU DEMARRAGE DU PROGRAMME A SA PHASE DE CONSOLIDATION.

Il s'agit :

LE CANTONNEMENT

L'objectif de cette étape qui doit démarrer juste après les accords de paix est de rassembler les ex-combattants de toutes les factions en conflits dans plusieurs sites afin de récupérer le maximum d'armes, ici le groupe est appeler : combattants armés

LA DEMOBILISATION

Cette étape concernera les deux groupes d'ex-combattants (les ex-combattants armés et cantonnés et les ex-combattants non armés).

Une fois cantonnés, toutes les armes déposées, les ex-combattants seront repartis en deux groupes.

- Les ex-combattants prévus pour l'intégration et ou la réintégration

- Les ex-combattants prévus pour la réinsertion.

Les ex-combattants candidats à la réinsertion sont ceux cantonnés non intégrés et les non armés.

INTEGRATION

Ainsi, en avril 1993 et en octobre 1996, 2.540 éléments ont été intégrés dans les corps en uniforme et dans les corps civils de la Fonction Publique tous grades confondus dont 2.090 militaires de l'Armée, de la Gendarmerie et de la Garde Nationale ; 150 policiers, 100 douaniers, 50 agents des Eaux et Forêts, et 150 autres dans les administrations civiles.

Cette intégration a été complétée par un recrutement spécial de 250 jeunes sédentaires du MPGK dont 147 au titre des Forces Armées, 73 à la Gendarmerie et 30 dans d'autres corps civils de la Fonction Publique ;

DU CADRE INSTITUTIONNEL ET DE LA GESTION DU PAREM

Le comité Restreint Permanent, organe interministériel chargé de la supervision des activités de réinsertion et d'intégration des ex-combattants.

La commission National de réinsertion présidée par le Ministre de l'Administration Territoriale et de la Securité ( MATS) chargé de piloter la réinsertion des ex-combattants no intégré dans les corps en uniforme où dans l'administration représenté au niveau des régions par les commissions régionale de réinsertion présidées par les gouverneurs de région.

Le commissariat au nord chargé, du suivie et de la coordination de la mise en œuvre du pacte National rattaché à Présidence de la République

Ce cadre est complété par :

La commission de cantonnement relevant du Ministère des forces Armés et des Anciens combattants chargé du cantonnement et de la démobilisation des combattants.

La commission intégration, chargé de la sélection de l'intégration des ex-combattants dans les différents corps en uniforme et dans l'administration d'Etat.

DE LA STRUCTURE DE FONCTIONEMENT DU PAREM

La coordination basé à Gao et chargé de l'ensemble des activités techniques, administratives, logistiques et financières des équipes régionales.

Elle s'occupait des relations avec le commissariat au Nord, le PNUD, MATS et les Exécutifs régionaux composé du coordonnateur assisté de son adjoint, d'un service financier et du personnel d'appuis

Les équipes techniques, une par région permettaient la mise en œuvre technique du programme composé d'un expert international (chef d'équipe) et de trois experts nationaux (représentatif des ex-mouvements de leur région) sauf Kidal où il n'y a que deux experts nationaux)

Dans la mise en œuvre le PAREM se devrait d'avoir comme première nécessité :

De connaître les composantes du groupe cible et d'être informé sur leurs besoins et leur capacités ;

De promouvoir les micros projets ;

De faciliter l'embauche des ex-combattants ;

D'organiser et mobiliser les moyens nécessaire aux besoins de formation.

LA METHODE

- Collecter les informations sur la situation individuelle des ex-combattants.

- Etablir une banque de données.

- Consulter et appuyer les bénéficières sur les questions liées au programme et maintenir un échange entre les bénéficières et le programme.

- Disséminer l'information relative au programme.

- Conseiller et aider les bénéficières sur la création de leurs micros projets.

- Préparer le budget et plan de paiement.

- Suivre et évalué périodiquement les projets.

- Etablir des références sectorielles afin de mieux estimer le coût des projets.

- Réaliser les études de faisabilités avec les promoteurs.

- Maintenir le contacte avec les employeurs importants.

- Elaborer des projets importants et soutenus par l'aide alimentaire.

- Promouvoir l'occupation comme élément clef de la stabilité mentale et sociale.

- Organiser des cours de formations professionnelle.

- Définir les besoins et identifier les opérateurs de formation

Collecter les informations sur la situation individuelle des ex-combattants.

- Etablir une banque de données.

- Consulter et appuyer les bénéficières sur les questions liées au programme et maintenir un échange entre les bénéficières et le programme.

- Disséminer l'information relative au programme.

- Conseiller et aider les bénéficières sur la création de leurs micros projets.

- Préparer le budget et plan de paiement.

- Suivre et évalué périodiquement les projets.

- Etablir des références sectorielles afin de mieux estimer le coût des projets.

- Réaliser les études de faisabilités avec les promoteurs.

- Maintenir le contacte avec les employeurs importants.

- Elaborer des projets importants et soutenus par l'aide alimentaire.

- Promouvoir l'occupation comme élément clef de la stabilité mentale et sociale.

- Organiser des cours de formations professionnelle.

- Définir les besoins et identifier les opérateurs de formation

RESULTAT

868 micros projets ont été financés pour un totale de 9511ex-combattants pour un montant de 2.927.916.784 francs CFA dans le domaine de l'Agriculture, l'Artisanat, le commerce, l'Elevage et les services.

Le taux de financement des ex-combattants par le PAREM est de :

- GAO : 3796 ex combattants démobilisés ayant droit au PAREM 3801 ont été financés

- KIDAL : 2423 ayant droit au PAREM 2416 ont été financés

- TOMBOUCTOU : 3235 ayant droit au PAREM 3294 ont été financés

Le retard dans La mise en place de la base de donne dans certaines régions a crée des perturbations qui ont causé une augmentation non moins importante des effectifs de base.

LE CAR-NORD

Après la phase de financement du PAREM, il a été mise en place une deuxième phase dite phase de consolidation des acquis de la réinsertion (CAR-NORD) qui se fera autour de 876 projets issus du PAREM pour 9621 ex-combattants

Dans sa mise en œuvre tous les promoteurs de projets issus du PAREM se doivent de remplir les conditions suivantes afin d'être accepter et programmée par le programme CAR-NORD.

A ce titre les demandes doivent passer par les stades d'analyses et d'agrément suivant :

une demande exprimée par les promoteurs

La demande doit répondre aux besoins réels liés au projet

-l'avis favorable de l'équipe technique

-l'avis favorable de l'équipe chargé de la formation

Un besoin constaté sur la fiche de suivie évaluation répertorié par la coordination du CAR-NORD

L'avis favorable de la coordination du CAR-NORD.

LES DIFFERENTES PHASE DE LA REINSERTION SOCIO ECONOMIQUE

La réinsertion des ex-combattants doit répondre à trois phases pour que les choses reprennent leurs cours normal.

LA PHASE D'URGENCE

Cette phase qui ne doit pas dépasser 24 mois doit répondre rapidement à une attente des ex-combattants pour deux soucis :

La concrétisation des activités de la réinsertion à la quelle beaucoup ne croient pas

La satisfaction des besoins de base de leur famille à partir des bénéfices qu'ils auront générés par les activités.

Cette phase doit passer par les préalables suivants :

Le choix des ressources humaines

- Le renforcement des capacités des experts nationaux

- L'identification des ex-combattants

- La sensibilisation des ex-combattants

- Les documents de la réinsertion

- Le montage des micros projets (requête)

- Installation de la base de données

- financement des micros projets

- Suivie des micros projets

- La formation des promoteurs de micros projets

- L'évaluation des micros projet et du programme

LA PHASE DE CONSOLIDATION

L'Objectif générale de cette phase est la consolidation de la paix acquise permettant aux ex-combattants de poursuivre et développer leurs micros projet issue de la phase d'urgence

Cette action s'est fixe les objectifs spécifiques suivants

la consolidation des micros projets

-La mise en place d'un système de micros crédit revolving à taux d'intérêt préférentiel

Un suivi de proximité par le staff du programme et des services techniques de l'Etat

Des formations spécifiques et ou plus générales en direction des promoteurs et du staff.

Assurance d'un relais vers un développement pour le groupe cible.

Il ne faut pas perdre en vue que le passage à cette phase doit permettre une transition sans heurt vers des actions plus responsable que les premières.

SUITE

Elle est partie des résultats de l'évaluation finale de la première phase

Elle a concerné uniquement le MP viable de la première phase

LA TROISIEME PHASE QUI EST CELLE DU DEVELOPPEMENT

Cette phase est la transition entre la consolidation des acquis et le développement proprement dit. Elle permettra à l'ex-combattant de perdre la mentalité de « tueur » au profil de celle de citoyen normal.

Elle fait appel à un nouveau staff pour la gestion du programme .A ce titre le recrutement du personnel se fera conformément au règlement en vigueur.

Conclusions

Les Gouvernements successifs du Mali ont toujours privilégié l'arme du dialogue comme moyen de règlement de la question dite du Nord. A ce titre, ils ont signé des Accords de paix en 1992 et 2006 consacrant la réconciliation nationale à travers l'intégration et la réinsertion Socio-économique de Jeunes, l'amélioration de la gouvernance locale et la mise œuvre d'un développement soutenu et durable au Nord du Mali.

Au total 2960 ex-rebelles ont été intégrés dans les forces armées et de sécurité, de la douane, et la fonction publique ; 9636 ont bénéficié de la réinsertion socio-économique pour un montant total de 14 623 313 dollars US.

SUITE

L'Etat s'est également investi, malgré la modicité de ses moyens et avec l'appui de ses partenaires techniques et financiers à mettre en œuvre des programmes de développement économique soutenus.

Ainsi, de 1992 à 2011 l'Etat du Mali avec l'aide de ses partenaires techniques et financiers a entrepris la réalisation de 336 Projets/Programme dans les trois Régions du Nord-Mali pour un coût estimé à 1 516,745 milliards FCFA dont 1 089,664 milliards FCFA (71,84%) acquis et777,663 milliards FCFA décaissés (soit 71,37%).

SOURCE: Le Mali face aux rebellions,http://atelier.rfi.fr/

Lu sur Tamoudre

Retour en haut
Bookmaker with best odds http://wbetting.co.uk review site.