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Avis aux Maliens : les diplômes du Mandé Massa

IBK a-t-il des diplômes ? Cette interrogation, beaucoup de Maliens la partagent. Surtout, depuis qu’un député d’alors, aujourd’hui ministre, Me Mountaga Tall, avait publiquement défié IBK alors Premier ministre, d’en produire copies devant l’Assemblée nationale.

IBK a des diplômes. Mais, les conditions laborieuses de leur obtention ont fait que beaucoup de doutes subsistent quant à leur existence. Ladji Bourama, en dépit de ses fanfaronnades, de son pédantisme, de sa volonté farouche de vouloir faire admettre qu’il comprend le français, le latin, le grec, IBK a eu une scolarité très difficile. En tout cas, en France. Sans conteste. Les faits sont têtus. Tenons-nous aux faits. Rien qu’aux faits. À tous les faits.

IBK, un parcours universitaire chaotique

IBK est né en 1945. Sans conteste. Après son bac obtenu en 1965 au lycée Askia, Série Lettres, philo-langues, IBK s’envola pour Dakar pour des études universitaires. Ce séjour dakarois demeure une énigme dans son cursus. Après, il vint à Paris et s’inscrivit à la Sorbonne Panthéon Paris-1. En 1978, il obtint sa maîtrise en sciences politiques, disons sa maîtrise, car l’ayant permis de s’inscrire pour le DEA (Diplôme d’Études Approfondies). Option Politique Internationale. Soit 13 ans après son bac. Simple calcul arithmétique. 1978-1965 = 13 ans.

En 1979 soit 14 ans après son bac. 1979-1965 = 14 ans. Il valide son DEA de sciences politiques. Option Histoire des Relations Internationales Contemporaines. Au sujet très bateau et surabondant d’alors : Les Relations Soviéto-Maliennes de 1960 à 1968. Les relations Soviétiques avec beaucoup d’autres pays avaient déjà été traitées donc trop de modèles existaient. Il suffisait juste d’une réadaptation au cas du Mali. Ce qu’IBK aurait dû réaliser en 5 ans, il l’a réalisé en 14 ans. Sans jamais interrompre ses études. Si c’est cela de l’intelligence. Oui, IBK est très brillant ! L’université fondée par Robert de Sorbon est là bien installée à 12 Place du Panthéon 75005 Paris- France. Tout se sait.

Les études en France

En France, les études universitaires sont très difficiles en première et deuxième années. Conseil utile à toutes et à tous. Quand vous n’êtes pas sûr d’être de très bon niveau, mieux vaut venir après la maîtrise. Les bacheliers français eux-mêmes ont un taux d’échec de 70% au premier cycle universitaire. Les statistiques sont disponibles partout. Pas besoin de trop chercher. La France offre une chance cependant à tous les étudiants étrangers et d’origine étrangère. Nul ne doit faire plus de 2 ans dans une même classe en principe. Mais, en pratique, des dérogations ordinaires sont accordées (3 ans dans la même classe). Mieux, souvent des dérogations spéciales sont accordées (doubler, redoubler, tripler les mêmes classes à l’infini). L’échec de la gouvernance d’IBK aujourd’hui s’explique en partie par ses dérogations spéciales de jadis. IBK ne peut nullement expliquer ses échecs par sa précarité financière, lui le bourgeois. Ce n’est pas pour rien que les garçons d’IBK ont évité les facultés françaises. Tout s’explique.

L’influence de la belle-famille

Les premiers à l’école ne sont pas forcément les premiers dans la vie. Et, les derniers à l’école peuvent être, souvent, les premiers dans la vie. Tout est question d’opportunité. Le désormais sourd et muet Alpha Oumar Konaré a raison quand il rappelait en 1992 au soir de son élection l’adage : « Derrière un grand homme, se cache une grande dame » Grand par la fonction, bien sûr. C’est Aminata Attaher Maïga qui a fait IBK. Rendons à César ce qui est à César.

Le complexe de supériorité de la belle-famille ou « clan de Boureim » sur IBK se comprend aisément. Le père d’IBK était un cadre du trésor, celui de madame était ministre des Finances. Le chef, c’était qui ? Question pour un champion. L’épouse d’IBK est celle par qui le bonheur est arrivé. Cette dame a une partie d’elle qui est toubab. Après ses études, Aminata Maïga a obtenu un poste au secrétariat des ACP-CEE à Bruxelles. Cet endroit où tous les projets importants en direction d’Afrique, des Caraïbes, et du Pacifique sont financés. IBK devint alors un chargé d’affaires, puis un Conseiller technique du Fonds européen de Développement. Par la suite, il fut recruté à l’ONG Terre des hommes. Sans Aminata qui serait IBK ? On ne le saura jamais. À la date d’aujourd’hui, comme hier, avoir son épouse dans ses structures là, est une divine bénédiction. Cela, que l’on ait ou non du mérite, personnellement. Après tout, les époux se doivent aide et assistance selon le Code Civil des Français. Même si leur mariage fut célébré à Bruxelles. Oui, en Belgique aussi, le Code Civil des Français fait autorité. Merci Napoléon Bonaparte.

Dérogations comme facteurs explicatifs

En vérité, si tout au long d’une vie, on a bénéficié de dérogations ; l’on finit par les croire normales. C’est ce qui explique pourquoi IBK agit par dérogations en faisant appel à : Mamadou Sangaré dit Blaise comme porte-parole. Un homme sans honneur, qui harcelait ATT pour un troisième mandat. Mais, qui ne s’est pas gêné à lui lancer la première pierre dès sa chute consommée. Pitié, sacré Blaise. Baba Hakim Haïdara, 83 ans, à la santé fragile, comme médiateur de la République. Le rôle de médiateur implique une forte autorité morale. Comment, celui dont le fils est en fuite pour détournement de deniers publics peut-il être un bon médiateur ? Nous savons pour l’avoir très bien appris que la responsabilité pénale est individuelle. Merci au professeur Bernard Bouloc. Nous savons aussi que nous venons tous d’une famille. D’un milieu. Non, Baba Hakim Haïdara, dites à votre fils que vous avez certes élevé dans la droiture, l’intégrité morale de venir dignement répondre devant le peuple des faits à lui reprochés sinon vous passez pour un va-nu-pieds devant vos interlocuteurs. Balayer d’abord devant votre porte ! Tout le monde en parle dans votre dos. Nous, nous vous le disons tout net. Ag Hamani, 73 ans, à la tête de la Présidence du Conseil d’Administration de la B.D.M-SA. Cheich Moudary Diarra, 77 ans, ambassadeur du Mali en France. C’est cet esprit « dérogatif » d’IBK qui fait qu’il intervient personnellement dans des recrutements d’agents consulaires (Mata Bagayoko à Paris). Qu’il admette un condamné à mort comme agent public (Mamadou Diarra dit John à Paris au Consulat). Qu’un novice, venu de nulle part, Oumar Kéïta, soit ambassadeur, délégué auprès de l’UNESCO. Summum de la légèreté IBK. Oumar Kéïta ne pouvait être sous-ambassadeur que sous IBK.

On me dira que le fait qu’IBK ait ou non des diplômes n’a plus de sens. Certes, IBK est président, nous lui souhaitons pleine réussite sans hypocrisie aucune. Puisque le Mali est notre bien commun. Nous espérons qu’il prendra juste conscience de lui-même et aura dans les jours à venir une gestion irréprochable de la chose publique. S’agiter n’y changera absolument et résolument rien. Mais rien du tout.
IBK, il est vraiment temps pour vous de comprendre que nous souhaitions une gestion vertueuse de notre République.

Boubacar SOW
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Source: Le Reporter 10-07-2015

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