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Gestion du pouvoir : Tiébilé Dramé fait trembler Koulouba !

C’est le constat depuis l’accession d’Ibrahim Boubacar Kéita au pouvoir. Il est en face d’une opposition pas numériquement forte, mais très efficace dans son rôle. Les récents mémorandums de Tiéblé Dramé sur la gestion de certains dossiers de la République semblent mettre en mal le locataire de Koulouba lequel commence à s’irriter.

Les surfacturations dans l’achat du Boeing présidentiel, des équipements militaires, des tracteurs agricoles, l’affaire des engrais de mauvaise qualité ou «engrais frelatés», la gestion de la crise du nord etc., sont autant de situations dénoncées par l’opposition avec en première ligne le président  du Parena, Tiébilé Dramé. 

Des situations auxquelles  Koulouba et ses soutiens (les partis politiques de la majorité présidentielle) n’ont jamais su donner d’arguments convaincants, laissant ainsi l’écrasante majorité des Maliens sur leur faim.

La majorité présidentielle, il faut le dire, a toujours évité ces dossiers et est toujours furieuse chaque fois que des sujets qui fâchent sont évoqués par l’opposition. Ce qui fait dire à de nombreux observateurs que bien que faibles numériquement, les partis politiques de l’opposition jouent efficacement leur rôle. Le constat est que l’opposition a toujours pris le dessus sur la majorité présidentielle sur ces questions sus évoquées. 

De plus en plus dérouté par les dénonciations de l’opposition, le président de la République Ibrahim Boubacar Kéita s’en est pris d’abord aux responsables des partis politiques de la majorité lesquels, selon lui, ne font rien pour tenir tête à l’opposition. C’était lors de sa tournée dans la région de Sikasso. Depuis ce jour, c’est le statu quo et aujourd’hui, IBK s’en prend ouvertement aux leaders de l’opposition. 

Au cours de l’accueil triomphal que les Maliens lui ont réservé le dimanche 25 octobre à l’aéroport international Bamako-Sénou, après sa visite d’Etat en France,  IBK a ouvertement menacé Tiéblé Dramé, un leader de l’opposition. «Dites à ce petit monsieur qu’il est temps  d’arrêter….» aurait déclaré IBK dans le salon d’honneur de l’aéroport à son arrivée de Paris. Il accuse Tiéblé  d’avoir distribué des tracts à Paris contre l’Accord de paix signé entre le gouvernement malien et les groupes armés du Nord.

Tiéblé Dramé, à Bamako et partout ailleurs, n’a jamais caché son opposition à cet Accord de paix lequel, selon lui, contient les germes de la partition du Mali. Mais il nie avoir distribué de tracts sur quoi que ce soit à Paris, ni rencontré un homme politique français, encore moins un journaliste français ou africain. Sa visite à Paris, a-t-il ajouté, était strictement privée.

Même si c’était le cas, qu’est-ce que la  distribution d’un tract changera dans un accord déjà signé ? Cela vaut-il la peine que le président de la République s’irrite jusqu’à perdre le self-contrôl ? Peut-on  parler de démocratie dans un pays où l’opposition est menacée quand elle parle ? 

Autant de questions que  de nombreux Maliens se posent. Surtout quand une telle menace vient du premier magistrat du pays lequel avait promis de faire du Mali un vrai Etat démocratique.

Cette attitude de Koulouba prouve à suffisance qu’il est dos au mur face à l’opposition. En tout cas, la colère noire qu’IBK a piquée dimanche  à  l’aéroport fait dire à un cadre politique qu’il suffit que Tiébilé Dramé ouvre la bouche sur un quelconque dossier pour que  Koulouba tremble. « La meilleure façon pour Koulouba de faire taire l’opposition et d’avoir la confiance des Maliens, c’est de bien gérer les affaires publiques et d’engager un vrai débat démocratique avec elle sur les dossiers qui les divisent ».

M’Pè Berthé

Source: Delta News 28-10-2015

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